Restaurer les conditions de sécurité : c’est possible!

La Constitution de la Vème République reconnaît les libertés individuelles comme principe fondamental. Si la sécurité n’est pas assurée sur tout le territoire, ce principe s’avère bafoué. La sécurité des biens et des personnes est bel et bien un droit fondamental dont l’État doit être le garant –

Force est de constater qu’à ce jour, beaucoup de collectivités doivent faire face aux désengagements de plus en plus manifestes de l’État en ce domaine. N’en déplaise aux amis de l’actuel gouvernement, les constats sont criants : l’échec en matière de politique sur la sécurité et la justice est patent.

Les effectifs de police ne cessent de s’amoindrir du fait du non remplacement des départs en retraite des fonctionnaires et de la décroissance des moyens alloués en terme de matériels et d’automobiles. Les économies imposées par le Ministère en sont directement la cause.

Face à cela, les collectivités sont de plus en plus sollicitées pour assurer ce pouvoir régalien national. La mise en place des polices municipales est un choix budgétaire qui est imposé par l’État, et qui est directement supporté par le contribuable.

La répression cependant ne suffit pas. En amont, les politiques de prévention sont également en souffrance. Les gouvernements depuis 2002 laissent là encore les collectivités bien seules pour gérer l’ensemble des problématiques posées de nos jours. Les évolutions sociales négatives  ne favorisent pas de surcroît l’émergence d’améliorations.

Rien d’étonnant donc de lire dans le Parisien du 21 février dernier que les rangs de la police du département de l’Essonne commencent à s’échauffer. En effet, la police Essonienne a vu son budget de fonctionnement reculer de 28% en trois ans

Impact sur le matériel (informatique et parc automobile) mais également sur les effectifs. Ainsi pour la seule circonscription de Palaiseau, en 4 ans, il y a eu 50 fonctionnaires en moins. On évoque les mutualisations, les regroupements qui à court terme auront pour conséquence, la fermeture de commissariats. Celle du commissariat du Val d’Yerres notamment serait imminent.

Face à ces catastrophes annoncées, les responsables politiques de la majorité départementale doivent rester mobilisés au quotidien. A l’heure où la cohésion sociale s’impose comme une urgence, à l’heure où certains territoires ne sont plus sûrs et où les premières victimes sont les personnes y vivant,  nous devons lutter contre toute forme de régression.

La sécurité ne se décrète pas, elle se construit en mobilisant chaque jour tous les acteurs concernés.

Les territoires doivent avoir les moyens d’intervenir pour développer une politique de prévention et de dissuasion : renforcer les effectifs de police partout sur le territoire mais aussi le travail du tissu associatif et des centres sociaux.

C’est possible à condition de nous mobiliser. Comptez sur ma détermination pour continuer à alerter, intervenir et prendre les décisions conformes aux attentes légitimes des citoyens en ce domaine.

Je vous renvoie par ailleurs à ce lien : vous y trouverez les 22 propositions du PS en matière de sécurité – http://www.parti-socialiste.fr/articles/securite-le-fiasco-de-sarkozy-les-propositions-du-ps-le-livre

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Une réponse à “Restaurer les conditions de sécurité : c’est possible!

  1. Il n’est pas non plus très porteur d’alimenter des peurs..Souvent, cela crée un climat au lieu du constat de la réalité..Ce gouvernement et leurs ami(e)s jouent avec les représentations, les clichés qui n’ont que pour seul résultat : le repli sur soi….

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